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Aménager un coin devoirs qui fonctionne vraiment

Un coin devoirs n'a pas besoin d'être une pièce à part, avec un bureau sur mesure et des tablettes classées par couleur. Ce qu'il lui faut vraiment : un bon éclairage, des fournitures à portée de main et un endroit assez stable pour que votre enfant puisse s'installer et se concentrer.

Enfant qui travaille à un coin devoirs bien organisé à la maison

Ce qui fait qu'un coin devoirs fonctionne vraiment

Un bon espace d'étude à la maison repose sur trois éléments : l'éclairage, les fournitures et la régularité.

La lumière naturelle est idéale, mais une lampe bien placée fait tout aussi bien l'affaire. L'essentiel, c'est que votre enfant voie clairement ce qu'il fait, sans forcer ni plisser les yeux.

Les fournitures doivent être à portée de main : crayons, papier, chargeur pour les appareils, formulaires à rapporter à l'école. Si votre enfant doit quitter la table pour trouver un crayon, l'aménagement n'est pas tout à fait terminé.

La régularité compte parce que la plupart des enfants ont besoin d'une routine. Le coin devoirs n'a pas à être permanent ni élaboré, mais il devrait se trouver au même endroit la plupart du temps, pour que l'habitude de s'asseoir et de se mettre au travail ait un point d'ancrage.

C'est essentiellement tout. Le reste n'est qu'une déclinaison de ces principes de base.

Pourquoi c'est l'aménagement qui doit s'adapter à l'enfant, et non l'inverse

Le corps des enfants n'est pas fait pour du mobilier conçu pour des adultes. Ça cause de vrais problèmes quand vient le temps de s'asseoir, d'écrire et de lire pendant un bon moment.

Le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST) recommande une posture neutre pour les enfants qui travaillent assis : les pieds appuyés au sol ou sur un repose-pieds (des pieds qui pendent dérangent plus qu'on le pense), une surface de travail à peu près à la hauteur des coudes pour que les épaules restent détendues, et un écran ou un livre placé de façon à limiter la flexion du cou. Le matériel utilisé souvent devrait être facile à atteindre, pour éviter que votre enfant se torde ou s'étire sans arrêt.

En pratique, il s'agit le plus souvent d'ajuster ce que vous avez déjà plutôt que d'acheter de nouveaux meubles. Un coussin ferme rehausse l'assise d'une chaise. Une pile de livres surélève un portable. Une petite boîte ou un tabouret-marchepied soutient les pieds qui n'atteignent pas tout à fait le sol. Ce sont des solutions simples et peu coûteuses, mais qui changent vraiment le confort de votre enfant après 20 minutes assis à faire ses devoirs.

Endroit tranquille ou endroit supervisé : comment choisir

Le bon environnement dépend de l'âge de votre enfant et du temps pendant lequel il arrive à se concentrer seul.

Les enfants du début du primaire travaillent souvent mieux près d'un parent : à la table de cuisine pendant qu'on prépare le souper, ou à un bureau installé dans une pièce commune, avec un adulte tout près pour répondre aux questions et ramener l'attention au bon endroit. La proximité aide. Les plus vieux du primaire et les élèves du secondaire s'en tirent parfois mieux avec plus de calme et moins d'interruptions : un bureau dans la chambre, un coin d'une chambre partagée ou un endroit toujours le même, qui envoie le signal « c'est ici que je me concentre ».

Aucune des deux options n'est meilleure dans l'absolu. Certains enfants se laissent facilement distraire par les bruits de la maison; d'autres trouvent rassurant le brouhaha d'une maisonnée occupée. Observez où votre enfant arrive vraiment à avancer, et aménagez l'espace là, plutôt qu'à l'endroit où un coin devoirs devrait logiquement se trouver.

Fillette qui fait ses travaux scolaires à une table

Quatre aménagements pour quatre réalités

Toutes les familles n'ont pas une pièce libre à consacrer aux devoirs. Voici quatre approches qui fonctionnent dans des espaces différents.

Le bureau attitré

Si votre enfant a son propre bureau, tout est une question de réglage : la hauteur de la chaise ajustée pour que les pieds reposent à plat au sol ou sur un repose-pieds, la surface de travail à peu près à la hauteur des coudes, et une lampe placée de façon à éclairer la page sans créer de reflets sur l'écran. Gardez un petit range-tout ou un pot à crayons sur le bureau pour que les fournitures restent en place. Une chemise ou un plateau pour les formulaires et les papiers à signer évite que le bureau se transforme en fouillis.

La table de cuisine ou de salle à manger

La table de cuisine est l'un des coins devoirs les plus répandus, et elle fait très bien le travail avec quelques ajouts tout simples. Un coussin ferme rehausse votre enfant à une meilleure hauteur de travail. Un petit bac ou un étui à fermeture éclair garde les fournitures ensemble d'une séance à l'autre et se range facilement à l'heure des repas. Si votre enfant utilise un appareil à la table, un petit support qui surélève l'écran réduit la flexion du cou.

Le chariot à devoirs

Pour les familles qui composent avec très peu d'espace, ou pour les enfants qui changent souvent de pièce, un petit chariot à roulettes avec un dessus plat et une ou deux tablettes fait un coin devoirs portatif. Gardez-y l'essentiel : crayons, cahiers, chargeur, chemise pour les papiers de l'école. Vous le roulez là où votre enfant travaille, puis vous le tassez une fois les devoirs terminés. Ce genre d'aménagement est particulièrement pratique en appartement ou dans une maison où la table sert à tout.

Le coin partagé entre frères et sœurs

Quand deux enfants partagent un espace de travail, la difficulté la plus fréquente touche la propriété des fournitures et du territoire. Des séparations toutes simples — même juste une ligne de ruban adhésif au milieu de la table, ou des étuis de couleurs différentes — réduisent beaucoup les risques de chicane.

Ce qu'on garde au coin devoirs (et ce qu'on range ailleurs)

Le rangement d'un coin d'étude pour enfant doit rester ciblé et accessible.

L'essentiel : des crayons et un taille-crayon, des gommes à effacer, une règle, du papier ligné et du papier blanc, un chargeur et un câble pour les appareils que votre enfant utilise pour l'école, et un endroit réservé aux formulaires, aux autorisations de sortie et à tout ce qui doit se rendre entre les mains de l'enseignant. Une simple chemise ou un petit plateau suffit pour cette dernière catégorie.

Tout le reste n'a pas sa place là. Un coin devoirs qui sert aussi de dépôt de matériel d'artiste, de bac à bricolage et de fourre-tout général devient difficile à utiliser. Rangez ailleurs ce qui ne sert pas aux devoirs et gardez ce coin pour le travail scolaire. Quand votre enfant s'assoit, le signal visuel doit être « ici, on fait ses devoirs », rien d'autre.

Coin d'école à la maison et de devoirs bien organisé, avec fournitures et cahiers

Garder le tout fonctionnel au fil des mois

Un coin devoirs qui fonctionne bien en septembre peut cesser de fonctionner d'ici novembre, sans qu'on s'en rende compte : les fournitures s'épuisent sans être remplacées, les papiers s'accumulent, ou l'espace se fait envahir par des objets qui n'ont rien à voir avec l'école.

Une remise en ordre rapide une fois par mois suffit généralement à garder le tout fonctionnel : renouveler les fournitures, vider la pile de papiers et vérifier que l'aménagement convient toujours à votre enfant. Les enfants grandissent, et la hauteur de coussin qui convenait à l'automne demandera peut-être un ajustement au printemps. Ce n'est pas une tâche qu'on fait une fois pour toutes, mais un petit entretien continu.

Au fond, l'objectif d'un coin devoirs, c'est de réduire le délai entre le moment où l'enfant s'assoit et celui où il se met vraiment à la tâche. Partez de ce que vous avez, ajustez selon ce que vous observez, et résistez à la tentation des aménagements élaborés qui ont l'air organisés, mais qui ne correspondent pas à la façon dont votre enfant travaille réellement.

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